27.11.18

{Cavalcade des Blogs} L’Écurie de mes Rêves !

Ce mois-ci, j'ai (enfin) décidé de participer à la Cavalcade des Blogs ! Ce petit festival mensuel d'articles sur le thème du cheval a été créé par Gaëlle, sur son blog Cheval-Facile, et je vous invite à découvrir son concept ici ! Depuis des mois déjà, je rêve de participer, mais il y a toujours un petit quelque chose qui m'en empêche. Ce mois-ci, la 49ème édition du festival, organisée par Camille du blog Pony Driver, m'offre une occasion de me lancer en proposant un thème qui me parle : Mon Écurie Rêvée. Vous trouverez ici l'article de lancement de cette 49ème Cavalcade des Blogs !

Ce qui me connaissent le savent : je suis une grande rêveuse ! Et si le thème de cette Cavalcade me touche particulièrement, c'est parce que depuis que je suis enfant, et depuis que je suis cavalière, je m'abandonne très souvent à cette rêverie, imaginant ma vie cavalière dans une écurie idéale. Parfois même, je me surprends à esquisser des plans et des dessins de ce lieu rêvé, juste pour faire marcher mon imagination (débordante).

Je suppose que chaque cavalier, chaque personne de cheval a, dans un petit coin de sa tête, une écurie imaginaire. Un endroit qui correspondrait à des critères, à une ambiance bien précise, des envies très personnelles, des rêves, même les plus fous... A mon sens, l'écurie de nos rêves doit être une écurie qui nous ressemble, à nous et à nos chevaux, et à notre équitation et notre rapport aux chevaux. Je crois que l'écurie rêvée d'un cavalier peut en dire très long sur le cavalier en lui-même et sur ce qu'il attend de sa vie cavalière - la lecture des différentes participations à cette cavalcade va certainement se révéler passionnante !

Mais avant de découvrir les écuries rêvées de toute la blogosphère, c'est dans mes propres rêves que je suis allée farfouiller, laissant libre court à mon imagination, pour dessiner dans mon esprit cet endroit imaginaire qui me ressemble. Suivez-moi, je vous emmène visiter l'écurie de mes rêves !



* * *
C'est un endroit très calme, un peu coupé du monde, et entouré de nature. Le cadre est féerique : au milieu des montagnes, une route principale serpente dans une vallée encore un peu sauvage, traversant les villages. A la sortie de l'un d'entre eux, une minuscule intersection offre un chemin plus petit, une route tout à fait correcte, bordée d'arbres de toutes sortes qui, à cette époque de l'année, sont vêtus d'orange et d'or. J'imagine le soleil passer entre les branches et éclairer la petite route souvent déserte. A quelques centaines de mètres de là, ce petit chemin de goudron disparaît. Il y a un mur de pierre, pas très haut, et un grand portail en bois. De petits carrés de terre et d'herbe, de part et d'autres du portail, permettent de garer quelques véhicules.
Haras des Brévières (78) (où se déroulera l'Equirando 2019 !). 
L'endroit paraît désert, mais la beauté de ce lieu, à l'écart du monde, invite à la curiosité. Un panneau de bois, près de la porte, indique le nom de l'écurie et invite le visiteur à entrer. Ce dernier pousse alors la porte en bois, et le petit monde qu'il découvre alors lui vole (toujours) un sourire. Derrière le mur se trouve une cour dans laquelle jouent des chiens, et... un poney. Oui ! Un tout petit poney très poilu se promène là et s'occupe à lui seul de l'accueil de la clientèle.
C'est une petite ferme ancienne, devenue pension pour chevaux et école d'équitation. C'est peut-être surprenant, mais oui : l'écurie de mes rêves est un centre équestre ; j'aime l'idée que jeunes cavaliers et propriétaires expérimentés évoluent au même endroit, se croisent et partagent leur vie cavalière et leurs apprentissages.
Face au portail, de l'autre côté de la cour, une petite maison a été aménagée en bureau, en vestiaire et en club house. A côté d'elle, un hangar abrite le fourrage, un tracteur et une multitude d'outils agricoles. Deux longs bâtiments de pierre, aux portes et volets rouges foncés, bordent chaque côté de la cour : les écuries.
Écurie du Haras de Beauvoir (77)
Celle des chevaux est constituée d'une trentaine de boxes alignés de part et d'autre d'une large allée centrale. J'imagine les boxes séparés entre eux par des cloisons de bois et de grilles vertes foncées, spacieux, avec des portes coulissantes, et... vides. Deux portes, face à face, permettent d'entrer et de traverser l'écurie pour sortir de l'autre côté, où se trouvent une aire de soins et un immense terrain d'herbe parsemé de superbes obstacles naturels, mais aussi d'ateliers divers et variés tels que des ponts, des slaloms et une infinité d'exercices divers et variés pour petits et grands.
Le bâtiment forme un L ; le renfoncement, au bout de l'allée à droite, fait office de sellerie. Une partie du matériel est disposé sur des portes selles, des étagères et de grandes caisses en bois ; sur le mur opposé, de grandes armoires abritent le matériel des cavaliers propriétaires. Une large porte en bois se dessine à côté de ces armoires et donne sur un manège semi-couvert et en grande partie éclairé par la lumière du jour. Il n'est pas très grand, juste suffisant pour abriter cavaliers et cours d'équitation les jours de mauvais temps.
Manège du Haras de Beauvoir (77)
Un miroir orne le mur du fond, tandis qu'une grande baie vitrée est découpée dans celui de droite : on devine le club house de l'autre côté de celle-ci. Sur le même mur se trouve une immense porte coulissante permettant d'ouvrir le manège sur l'extérieur. Des enceintes accrochées à deux des coins offrent la possibilité de monter à cheval en musique : un grand bonheur !
L'écurie des poneys, à droite de la maison, est plus petite. La grande porte de l'entrée donne sur un coin sellerie ouvert, et des stabulations fabriquées de barrières métalliques sont alignées le long de l'un des murs. Chacune d'entre elles dispose d'une ouverture et d'un petit paddock extérieur. Une porte coulissante ouvre l'extrémité du bâtiment ; dehors, une grande dalle délimite un espace de soins équipé d'une douche et de barres d'attache. Tout de suite à droite, un portail rejoint le hangar et l'écurie et permet de garder la cour bien clôturée.
Non loin de là, de grandes barrières en bois entourent un superbe et large rond de longe. Abrités dans un petit cabanon, de nombreux accessoires ludiques et colorés attendent de transformer celui-ci en carrière pour les enfants. A gauche,  en partie derrière la maison, se trouve vraie carrière, plus grande - très grande, délimités sur trois côtés par de jolies barrières, et sur le dernier par un mur, et une immense porte coulissante : celle du manège.
Tout autour de ces installations, de nombreux prés immenses, en partie délimités par de jolies clôtures en bois, s'étendent à perte de vue, jusque sur les versants des montagnes. Je ne pense pas à des prés plats ou carrés qui bordent la plupart des écuries luxueuses, mais de prairies sauvages, presque des alpages, traversés par des rivières, meublés de pierriers et en partie protégés du soleil par des morceaux de forêt. Tout le longs de ces prés, des sentiers s'éloignent de l'écurie et offrent des milliers (au moins !) d'itinéraires de balades et de randonnées en pleine nature. Et à quelques minutes à peine, un petit lac inviterait cavaliers et chevaux à profiter des beaux  jours pour nager ensemble.


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J'imagine un petit club familial à l'ambiance chaleureuse, un lieu harmonieux où chacun mènerait sa petite vie cavalière en toute simplicité, tout en ne manquant de rien pour réaliser toutes ses envies. Je pense à un endroit où chevaux et cavaliers vivraient d'amour, de sport et d'air pur. J'imagine des espaces de travail entourés d'herbe et de banc ou familles et amis s'installeraient pour regarder les cavaliers au travail ou les chevaux au pré. Je vois aussi des prés si grands que les chevaux y vivraient presque en semi-liberté, mais également des espaces tout aussi verts mais plus réduits pour les jours de travail... A vrai dire, je pourrais imaginer cet endroit pendant de très nombreuses heures !

Mais tout cela n'est pas seulement le fruit de mon imagination. J'ai connu et visité de nombreux clubs et écuries avant d'arriver au Ranch du Grand Aigle - et j'espère avoir encore de nombreuses occasions de découvrir des endroits encore très différents ! Certains détails de mon écurie rêvée sont donc inspirés des quelques clubs par lesquels je suis passée :
● La cour fermée et le petit poney en liberté sont le meilleur souvenir que je garde de mon tout premier club, le Centre Équestre Tous en Selle à Vitry sur Seine (94). Les poneys y vivaient dans de grandes stabulations qui m'ont également inspirée.
 Le corps de ferme et ses bâtiments en pierre entourant la cour est une image qui m'est restée de la ferme normande où les chevaux du Centre Équestre de Bois Fleuri (77), où j'ai monté pendant 4 ans avant de quitter la région parisienne, passaient leurs vacances d'été.
 Le manège de Bois Fleuri est également très ouvert, éclairé par la lumière du jour. Une baie vitrée permet de regarder ce qu'il s'y passe depuis le Club House.
 Le plus beau club house qu'il m'ait été donné de voir était celui du Centre Équestre de Buzenval, à Rueil-Malmaison (92). Je n'y ai monté qu'un an mais mes amis randonneurs Anny, Philippe, Sybille et Dominique le connaissent très bien ! Il propose également une vue imprenable sur le manège immense, très bien éclairé, équipé de miroirs il me semble, où nous montions à cheval en musique !
Club House du Centre Équestre de Buzenval (photo prise sur leur site !)
- en revanche, je n'imagine pas le club house de mes rêves peint en violet ;)
 J'ai toujours beaucoup aimé les longues écuries et leurs allées centrales bordées de boxes. On en voit dans de nombreuses écuries ; j'imagine celle de mon centre équestre imaginaire comme un mélange de toutes celles que j'ai déjà vues, et de celle que l'on voit dans le film Danse avec Lui, dont j'aime particulièrement l'ambiance !
 L'idée d'un manège qui s'ouvre sur la carrière me vient du Centre Équestre de la Bleausière, à Barbizon (77) (je ne trouve ni photo ni lien à vous proposer sur cette structure, qui ne semble plus en activité).
 Et bien entendu, l'environnement naturel, sauvage, au creux des montagnes, les prés immenses et les chevaux en semi-liberté, c'est la plus grande qualité du paradis dans lequel vit mon Prinçou et où je vis une vie cavalière de rêve : le Ranch du Grand Aigle, à Serre Chevalier dans les Hautes Alpes

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